Pour en savoir plus sur les artistes présents au MAUSA Vauban

 

C215

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https://www.c215.fr/C215/HOME.html

C215, appellation mystérieuse pouvant aussi bien faire référence à une couleur pantone qu’à une formule chimique. Mais derrière ce nom de code se cache en fait un des acteurs du street art les plus influents en France. Christian Guémy, alias C215, né en France en 1973.

I try to interact with context, so I place in the streets elements and characters that belong especially to the streets. I like to show things and people that society aims at keeping hidden: homeless people, smokers, street kids, bench lovers for example

Christian Guémy, also known as C215 is a Parisian street artist focused on stencil graffiti. Born in 1973, C215 started spray painting in 2005 and is today one of the finest, and most productive stencil artists on the street art scene.

C215’s art captures a light, depth, and humanity that is difficult, and rare using stencils, his chosen medium. Stencils tend to flatten images and make them static, but C215 has developed a style of illustrating and stenciling that yields an impressionistic illumination of his subject’s character. Even though his technique is meticulously refined, C215’s work transcends the formal and seems to get to the core of compassion and belief in the human spirit. Encountering C215’s pieces on the street is always makes me happy

Shepard Fairey / OBEY GIANT

 

SETH

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http://seth.fr/

Né à Paris, en 1972, Julien Malland commence à peindre sur les murs du XXéme arrondissement de Paris sous le nom de Seth au milieu des années 90. Il se fait connaître dans le mouvement graffiti parisien en se spécialisant dans la réalisation de personnages.

En 2000, diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, il publie avec Gautier Bischoff le livre Kapital, qui reste jusqu’à aujourd’hui plus gros succès sur le graffiti français. Ils créent ensemble la collection de monographies d’artistes urbains, Wasted Talent.

À partir de 2003, il commence à parcourir le monde dans l’intention d’échanger avec des artistes urbains issus de cultures différentes, et s’ouvre ainsi à de nouvelles ma­nières de vivre et de pratiquer la création dans l’espace public. Il commence dès lors à représenter des personnages simples, souvent enfantins, connectés d’une façon ou d’une autre aux environnements chaotiques dans lesquels ils sont peints. Témoin des conséquences de la globalisation, il célèbre dans ces créations les traditions et créé ainsi une hybridité culturelle entre technique d’expression moderne et représentation traditionnelle.
Qu’il s’agisse de collaboration avec des artistes urbains locaux ou qu’il apprenne des techniques traditionnelles auprès d’artisans, son approche a pour but de susciter un dialogue artistique.

Seth est également présentateur, auteur et réalisateur de documentaires de la série «Les nouveaux explorateurs» diffusé en France sur Canal+. Il a retracé ces deux dernières années de voyages dans un livre, Extramuros.

 

Guy DENNING

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https://guydenning.org

Guy Denning est né en 1965 à Bristol et a commencé à peindre à l’huile à l’âge de 11 ans. On lui a refusé à maintes reprises, l’inscription aux Ecoles des Beaux Arts dans le courant des années 80, aussi a-t-il appris des aspects techniques de la peinture à travers ses rencontres et ses conversations avec des peintres plus âgés que lui, dont il a croisé le chemin dans le Somerset. De plus il a étudié l’Histoire de l’Art et il a obtenu un diplôme de The Open University. Il a eu des professions diverses à partir de l’âge de vingt ans, pour subvenir aux besoins de sa famille, tout en continuant la peinture. En 2007, il s’est installé en France, en Bretagne où il se consacre entièrement à la peinture.

 

LEVALET

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https://www.levalet.xyz/

Charles Leval, dit Levalet, est né en 1988 à Epinal. Il grandit en Guadeloupe, région où il entre au contact de la culture urbaine, puis des arts plastiques. Il poursuit ses études d’arts visuels à Strasbourg ; son travail, alors davantage tourné vers la vidéo, se nourrit d’une pratique théâtrale assidue. Il obtient l’agrégation en 2012, année où son travail commence à prendre place dans les rues de Paris. Il a depuis participé à de nombreuses expositions dont plusieurs Solo shows, et participé à quelques rencontres internationales.

L’œuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d’installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l’encre de chine dans l’espace public, dans un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l’environnement présent. Les personnages interagissent avec l’architecture et se déploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.

 

Denis MEYERS

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https://www.remember-souvenir.me/

Denis Meyers, né en 1979 à Tournai, vit et travaille à Bruxelles. Artiste urbain et multiple, il est connu pour ses fresques ou pour ses stickers en forme de visage (il les appelle ses “perso”), imprimés et découpés à la main puis disséminés dans toute la ville ou ailleurs. Il se revendique typographe, une formation qu’il a suivie à l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre mais qu’il tient aussi de son grand-père, Lucien De Roeck (1915-2002) qui a entre autres créé l’emblème et l’affiche de l’Expo Universelle de 1958. C’est avec lui qu’il a commencé à écrire et dessiner tous les jours.

Denis Meyers signe une collection de sweats et T-shirs pour la collection printemps-été 2016 de la marque belge Bellerose. Auparavant, il a aussi collaboré à des projets caritatifs (Plate-Forme Prévention Sida, Make-A-Wish, …) et peint sur de nombreux supports : planches de skate, cadres de vélo, verres à bière pour Duvel ou encore live painting lors d’événements phares.

Rencontre avec Denis Meyers, l’artiste qui se cache derrière les murs du bâtiment Solvay

https://video-streaming.orange.fr/culture-art-creation/rencontre-avec-denis-meyers-l-artiste-qui-se-cache-derrie-re-les-murs-du-ba-timent-solvay-VID00000028pux.html

 

PURE EVIL

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http://www.pureevilgallery.com/

Bien qu’il ait adopté un nom d’artiste des plus cyniques, et qu’il produise des oeuvres aussi acerbes que noires, Pure Evil se définit lui-même comme étant à l’opposé de son pseudonyme. Hanté par la face sombre de l’être humain et du monde contemporain, l’artiste a tiré son nom des vieux démons qui l’habitent.

Charles Edwards (son vrai nom) est né en 1968 au Pays de Galle et a d’abord cherché à ne pas devenir artiste au sens classique du terme. Il étudie le graphisme et la mode à Londres, avant de s’envoler pour la côté ouest des États-Unis où il officie comme designer pour la compagnie de street-wear « Anarchic adjustement ». Il deviendra ensuite DJ à San Francisco, période à laquelle il commence aussi à peindre d’étranges lapins vampires. Loin d’exprimer un goût pour le morbide, il manifeste à travers ce lapin toute sa culpabilité, et la difficulté qu’il y a eu à surmonter un épisode de sa jeunesse. L’origine de ce motif est un peu tragique; Durant son enfance, Charles se rend à la chasse avec ses cousins, et fais la rencontre d’un petit lapin qu’il tue sans vraiment le vouloir. Traumatisé par cet épisode, c’est de ce mammifère qu’il s’inspire pour les premières ébauches de ses tags californiens. Avec leurs crocs, et leurs couleurs vivaces, ces drôles de lapins marquent la naissance de Pure Evil.

L’artiste ne se limite pour autant pas qu’à ce motif pour ces œuvres. Très influencé par les maîtres que sont Basquiat ou Andy Warhol, il considère le street art comme l’héritier direct du Pop Art, dont il s’inspire pour créer ses séries de portraits. Pure Evil trouve son inspiration dans les films d’horreur, et aime que l’on aille au-delà de la couleur apparente pour trouver la noirceur. Passé maître dans l’utilisation de la bombe, du pastel, de la peinture phosphorescente ou encore du néon, l’artiste est un véritable touche à tout, mais se fait un devoir de continuer à produire dans la rue. Pure Evil est aujourd’hui une marque globale. Il vit actuellement à Londres où il a ouvert sa propre galerie d’art, consacrée à l’art urbain.

 

NASTY

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https://www.theartofnasty.art/about/

Nasty est un véritable artiste urbain, un produit de sa ville. Il a recouvert tous les supports possibles de Paris, des sous-sols du métro aux toits des immeubles.
Quand les galeries l’ont « sorti » de la rue, il a voulu en garder un morceau. Trop attaché aux origines du graffiti et désireux de se distinguer dans un milieu encore méfiant du mouvement qu’on appelle aujourd’hui Street Art, il s‘empare des plaques émaillées du métro et les utilise comme des toiles. Pari réussi, les plaques RATP deviendront sa marque de fabrique. Puis il peint sur les plans du métro, eux aussi symboles du graffiti, et en 2009 il réussit encore à créer l’enthousiasme en utilisant comme support la céramique originale des couloirs du métro.

Aujourd’hui, il continue de contribuer à ce mouvement si controversé en exploitant le symbole des street artists par excellence : la bombe aérosol. Des centaines de reliques «vintage» qu’il a gardées, accumulées, préservées et sauvées de l’oubli depuis plus de 25 ans. Autant de carcasses vides qu’il détourne à nouveau pour en faire un matériau original et surprenant.
C’est cet acharnement à toujours refuser les supports traditionnels qui font de Nasty un artiste original et inattendu, mais quoi de surprenant venant d’un activiste qui ne sort pas des beaux-arts. Sa démarche est peut-être la réponse à tous ceux qui pensaient que le graffiti appartenait à la rue et n’avait pas sa place sur les cimaises des musées ou des galeries.
C‘est aussi sa démarche de garder à l‘esprit et mettre en avant le fait que le street art (dont tout le monde se revendique) doit tout au graffiti si longtemps resté dans l‘ombre, supportant la critique et exécuté sans aucune attente de reconnaissance (ou alors toute relative) ni démarche pécuniaire.
Nasty a offert son art à la ville et au petit nombre d‘amateurs qui prenaient la peine d’escalader un mur ou de glisser un œil entre deux palissades de chantier il y a plus de 25 ans. Avec ses dernières expositions en 2016, il montre à nouveau son attachement au graffiti plus qu’au street art.

Figure incontournable du street art depuis 1988, il s‘est distingué en recouvrant les rames de métro de fresques colorées jusqu’au milieu des années 90. De nombreuses institutions ont mis son travail en avant comme le Grand Palais ou le Musée en Herbe.

Son parcours a été retracé dans un livre édité aux éditions Alternatives : «Nasty & Slice, artistes en cavale», et en 2009 la chaîne Arte lui a consacré un reportage de 26 minutes dans « l’Art et la Manière ».

 

Joseph FORD

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https://josephford.net/

Joseph Ford est né à Londres en 1978. Après des études de français et d’italien à l’Université de Cambridge il s’installe à Paris et poursuit sa passion pour la photographie. Depuis dix ans il partage son temps entre Paris et Londres. Son travail lui a valu de nombreuses récompenses en France, en Angleterre, aux Etats Unis… Ses projets sont cités régulièrement par L’Oeil de la Photographie, It’s Nice That, Colossal, Fubiz, Design Boom, The Times, Vice etc, et passent sur la BBC, ITV, Deutsche Welle… Ses séries sont le fruit de sa passion pour le trompe l’oeil, les jeux optiques. Avec Aerial Fashion il juxtapose en diptyque des images prises en hélicoptère avec des natures mortes de détails de vêtements. Un chemin de fer devient une fermeture éclair ; une dune, un pli dans un pull. Tennis Anamorphosis transpose un terrain de tennis dans une piscine abandonnée avec 2,5 km de scotch bleu, et met en scène des athlètes parkour dans ce décor surréaliste. Depuis 4 ans Joseph travaille sur la série Knitted Camouflage où il met en scène des gens habillés de pulls sur mesure, tricotés à la main, pour les faire fondre dans un décor urbain. Il a collaboré entre autres avec l’artiste M. Chat, qu’il a photographié devant un de ses propres graffitis.

Joseph Ford - l’art du camouflage

Making of Joseph Ford / M.Chat Officiel

 

Jérôme Mesnager

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http://jeromemesnager.com/

Fils d’un ingénieur, né à Colmar, Jérôme Mesnager entre à l’école Boulle en 1974 où il suit une formation d’ébéniste et où il enseignera par la suite. En 1979, il suit les cours de bande dessinée d’Yves Got et de Georges Pichard, professeurs à l’École supérieure des arts appliqués Duperré.

Il est l’un des fondateurs, en 1982, de Zig-Zag, un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes en « zig-zag dans la jungle des villes » qui décident d’occuper la rue en dessinant des graffitis et aussi d’occuper brièvement, le temps d’une performance artistique, des usines désaffectées.Le 16 janvier 1983, il invente l’Homme en blanc, « un symbole de lumière, de force et de paix ». Cette silhouette blanche aussi appelée « Corps blanc » ou « l’Homme blanc », Jérôme Mesnager l’a reproduite à travers le monde entier, des murs de Paris à la muraille de Chine.

En 1990, Jérôme Mesnager quitte la maison de son enfance, lieu de ses rencontres avec Jean-Pierre Le Boul?ch, siège de ses associations, atelier de ses premiers travaux, etc., pour emménager dans le XXe arrondissement de Paris. Il exposera une série de palissades sur le thème des combats à la galerie Loft, qui en éditera le catalogue.

En 1995, il réalise une grande peinture murale rue de Ménilmontant, dans le XXe, « C?est nous les gars de Ménilmontant » (rue de Ménilmontant et rue Sorbier).Mesnager réalise également une fresque rue Oberkampf à Paris en 2011. Il s’associe souvent avec Némo, dont le personnage fétiche est la silhouette noire d’un homme en imperméable coiffé d’un chapeau. À ce titre, il a participé au mouvement d’art urbain parisien (Blek le rat, Miss.Tic, Jef Aérosol, Némo, etc.) et à celui de la Figuration Libre au début des années 1980.

Parallèlement, il participe à des projets connexes tels que des pochettes d’albums pour La Rue Kétanou. En 2006, Jérôme réalise une série de toiles inspirées par l’art nouveau et l’art déco. La même année, il s’attaque à l’hôtel des Académies et des Arts à Paris dont il envahit l’espace avec ses Corps blancs. Les personnages de Jérôme Mesnager sont peints sur les murs recouverts de papier peint à effet de toile brute. Un géant blanc est logé également sur le mur de la cour intérieure peint en rouge vif et s’étend du rez-de-chaussée au 5eétage.

Mesnager a peint dans les catacombes de Paris. Il a participé au M.U.R en janvier 2011.

 

Philippe HERARD

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https://www.phherard.com/

Confiné dans son appartelier, attelé à la redoutable tâche de traduire l’inconfort de l’homo modernus, faisant sienne(s) les couleurs de notre bonne vieille palette terre : ocre, brique, marron brun, vert, sable orangé… Philippe Hérard est un artiste rare.

Victime, enfant, d’une fracture de la cheville, il est baptisé par un oncle ecclésiastique, qui lui oint le front d’une huile sainte… celle de la peinture !
Depuis, rien ni personne ne détournera Philippe du tortueux, bien qu’exaltant, chemin menant à la félicité. Son bras devient manche de pinceau, ses doigts touffe de poils, livres et cahiers scolaires se métamorphosant en toiles vierges… pour la plus grande « joie » d’une famille peu convaincue par les appréciations de ses bulletins scolaires !

Son habileté manuelle, sa maîtrise du pinceau, son amour de la calligraphie, lui permettent d’exercer en tant que peintre en lettres. Un métier, aujourd’hui négligé, qui connut de belles heures en « graffant » le nom des comédiens et stars sur les façades des théâtres ou des cinémas.
Il affine ensuite ses aptitudes à l’Académie Charpentier de Paris, spécialisée en design et communication visuelle. La mise en pratique sera de courte durée, mais il en gardera le goût de l’ouvrage soigné et de l’importance du détail.

Pour ses premières expériences picturales, la focale de Philippe reste au grand-angle. Il compose des paysages sans aspérité, vierges de toute nuisance humaine, laissant deviner toutefois ici ou là quelque présence floue… rêve ou réalité ?

Le tête à tête permanent avec son chevalet, se consacrer entièrement et exclusivement à la peinture, voilà sa passion.

L’œuvre de Jean Rustin, apôtre d’une peinture figurative sans concession, sera pour lui un fidèle compagnon de route, délesté toutefois de sa violence et de sa dureté asilaire, pour une approche plus mélancolique, plus introspective… Ses personnages au visage inexpressif ont le regard rivé sur un monde qui leur est étranger, incompréhensible et pour tout dire sans attrait.

La petite graine – une image furtive lovée dans le cortex de Philippe – avait germé …

L’occasion sera donnée à Philippe d’exposer ses toiles en galeries. Pourtant, même si le milieu de l’art – petit monde d’initiés, de people voire de célébrités –, lui réserve un accueil bienveillant, l’artiste ne s’y sent pas à l’aise, peu adepte des ronds-de-jambes …

Il se qualifie lui-même d’autiste-peintre et considère son exercice comme une thérapie. « Je ne suis pas heureux, mais les instants de bonheur me sont quotidiens. »

Ses récentes peintures, vues à la librairie La Cartouche à Paris, le posent en enfant adultérin de glorieux anciens, tels Rembrandt ou van Eyck, portraitistes au service de pouvoirs qu’il s’agit de flagorner. Philippe plus proche d’un Francis Bacon, chantre de la souffrance, magnifie des « gueules cassées », aux visages exprimant des blessures intérieures, recousues à même la toile……
http://phherard.wix.com/philippeherard#!sutures/c1mo0

Au tournant de la quarantaine, il décide de pousser les murs de son atelier aux rues environnantes, celles de « son » quartier : Ménilmuche, Jourdain, Haut-Belleville.
Il choisit alors de peindre sur papier kraft qu’il ira ensuite coller sur les murs. Un support léger, rapide à poser dont la finesse épouse les moindres aspérités du support. Ces œuvres sont toujours uniques et originales, renouvelées au gré de l’humeur et des saisons.

Ses « gugusses » comme ils les nomment, anonymes, aux fêlures invisibles, aux postures improbables, sur une chaise bancale, une échelle de guingois, une mappemonde instable, couverte de journaux narrant le drame qui l’habite ou se débattant avec une bouée de sauvetage, à la recherche d’un équilibre, d’une place dans le monde… ce sont nos frères, nos cousins… nous ?

Que les services municipaux recouvrent ses collages ne légitime aucune rancœur de l’artiste. Il soustrait parfois lui-même certaines œuvres afin de les renouveler ou plus prosaïquement pour laisser la place à d’autres acteurs urbains.

Philippe Hérard par Jean-Luc Hinsinger

 

CRANIO

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http://cranioartes.com/

Fabio de Oliveira Parnaiba, plus connu sous le nom de Cranio («crâne» en anglais), est né en 1982 et a grandi à Sao Paulo (Brésil).

C’est en 1998 que Fabio a commencé à couvrir les murs gris de sa ville natale avec son travail et, en plus des embruns, il porte toujours beaucoup de créativité et de bonne humeur dans son sac à dos. La marque Blue Indian était le résultat de sa recherche d’un personnage susceptible de montrer le peuple autochtone du Brésil. Il n’aurait pas pu être mieux choisi. Avec leur forme typiquement bleue et distinctive, les Indiens se retrouvent toujours dans des situations amusantes et curieuses, provoquant l’observateur à réfléchir à des problèmes contemporains tels que le consumérisme, les politiciens corrompus et l’environnement. Cranio s’inspire de la vie, des dessins animés et du célèbre peintre Salvador Dali. L’artiste améliore ses techniques, innove dans le contexte, mais sans perdre le style pour lequel il est connu. Un des meilleurs commentaires qui définissent le travail de Cranio provient d’un collectionneur britannique: «Cranio a développé un groupe unique et significatif de personnages qui non seulement vibrent, mais aussi sont agréables à voir. De plus, les images créées par lui transmettent toujours un message de concepts importants que nous oublions souvent dans nos vies. Cet ensemble de qualités est ce qui rend son art excellent à apprécier et à penser et à philosopher”.

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Fabio de Oliveira Parnaiba, better known as Cranio (“Skull” in English).

He was born in 1982 and grew up in Sao Paulo. It was in 1998 that Fabio began to cover the gray walls of his home town with his work and besides spray, he always carries a lot creativity and good humor in his backpack.

The trademark blue Indian was the result of his search for a a character that could show the indigenous people from Brazil. It could not have been chosen better. With their typical blue and distinctive shape, the indians finds themselves always in funny and curious situations, provoking the observer to think about contemporary issues like consumerism, corrupt politicians and the environment.

Cranio gets his inspiration from life, cartoons and the famous painter Salvador Dali. The artist has been improving his techniques, innovating in the context, but without losing the style he is known for.

One of the best comments that defines Cranio’s work came from a British collector: “Cranio has developed an unique and significant group of characters who are not only vibrating, but also please to be seen. Furthermore, the images created by him always pass a message of important concepts we often forget in our lives. These set of qualities is what makes his art excellent to appreciate and great to think and philosophize about.

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Fabio de Oliveira Parnaiba, mais conhecido como Cranio, nasceu em 1982. O artista cresceu na zona norte de São Paulo e considera que o meio foi sua maior influência. Foi no ano de 1998 que Fabio começou a cobrir o cinza dos muros e, além de sprays, ele leva em sua mochila muita criatividade e bom humor.

Os índios nasceram após a tentativa de encontrar um personagem com a cara do Brasil, e ele não poderia ter escolhido melhor! Com um toque azul e uma linha marcante, a figura brasileira está sempre em situações engraçadas que roubam olhares e ainda instigam o observador a pensar sobre questões contemporâneas como consumismo, identidade e meio ambiente.

Desenhos animados e o pintor Salvador Dalí são algumas das referências que Cranio guarda em mente. O artista vem aprimorando seu trabalho e técnica, inovando no contexto, mas sem perder o estilo próprio.

Um dos comentários que define pontualmente este artista é de um colecionador britânico: “Cranio desenvolveu um estilo único e significante, além de um grupo de personagens que não são apenas vibrantes, mas também prazerosos de ser ver. Além disso, as imagens criadas por ele sempre passam uma mensagem e um conceito importante, que costumamos esquecer em nossas vidas e cotidianos. Esse conjunto de qualidades faz com que sua arte seja excelente de se apreciar e ótima para pensar e filosofar”.